Éruption volcanique en RDC : le pays sous-pression .

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Éruption volcanique en RDC : le pays sous-pression .

Volcan RDC

La semaine dernière, le Nyiragongo, plus dangereux volcan d’Afrique, a semé la zizanie au sein de la RDC. Faisant planer sa menace d’éruption depuis quelques jours maintenant, les autorités ont ordonné l’évacuation d’une partie de la ville de Goma. 

En effet, depuis quelques jours maintenant, la ville de Goma, en République démocratique du Congo, vit sous la menace de l’éruption du plus dangereux volcan d’Afrique, le volcan Nyiragongo, et qui se trouve à quelques kilomètres seulement de la ville. 

Après son entrée en éruption sans préavis, le 22 mai dernier, et l’écoulement de deux grandes laves ayant causé la mort de pas moins de 34 personnes et la destruction de plus de 2000 habitations, le volcan Nyiragongo continue de faire planer sa menace au-dessus de la ville de Goma.

Bien que le président congolais Félix Tshisekedi ait assuré que l’éruption volcanique restait contrôlée, néanmoins plusieurs rapports indiquent qu’une activité assez importante borde ce dernier. Selon un dernier rapport de l’Observatoire Volcanologique de Goma, près de 61 tremblements de terre, se sont produits au cours des dernières 24 heures. Ces séismes sont, d’après le rapport, « cohérents avec la poursuite du mouvement du magma dans le système des fissures du Nyiragongo vers le lac Kivu ».

Toujours dans le même contexte, des experts se sont rendus au sommet du volcan afin d’évaluer des risques de nouvelle éruption. Suite à cela, les autorités congolaises ont annoncé un « risque de déstabilisation » des gaz dangereux dissous sous le lac Kivu, au pied du volcan Nyiragongo actuellement en forte activité. Le gouverneur militaire, Constant Ndima, a affirmé la présence de « Des risques supplémentaires sont liés à l’interaction entre la lave et l’eau ». 

La présence de ces risques a ainsi poussé le gouvernement congolais à donner l’ordre d’évacuation de la population afin d’éviter la catastrophe. 

Ainsi, l’ordre d’évacuation préventive de dix-huit quartiers de Goma a été lancé par le gouvernement, afin de « préserver la population du parcours des coulées de lave ». 

De ce fait, ce risque d’éruption volcanique a provoqué l’exode de près de 400 000 personnes qui ont fui les quartiers de Goma. 

Dans la panique et le chaos, les habitants de Goma se sont précipités sur les routes provoquant ainsi des embouteillages sur plusieurs kilomètres de route, principalement, l’axe principal de sortie de la ville, menant vers la localité de Saké. 

Face à l’instabilité de la situation, le gouvernement congolais a ordonné ses citoyens d’emporter avec eux « le minimum, pour donner la chance à tout le monde d’embarquer après avoir pris soin de fermer leurs maisons ». La police et l’armée ont également été mobilisées afin de sécuriser Goma et ses environs. 

Dans ce cadre de crise, l’inquiétude du gouvernement congolais s’oriente également vers le risque d’une nouvelle crise sanitaire et la flambée épidémique du choléra dans cette zone où le choléra est déjà endémique. 

Avec des souvenirs en tête des précédentes éruptions qu’a pu connaître le volcan Nyiragongo, et surtout, avec en tête, les souvenirs douloureux des différents dommages et catastrophes causés dans la région, les Congolais, et plus précisément les habitants de Goma, espèrent de tout cœur que la situation se calmera dans les jours à venir. 

L’ONU par sa mission de la MONUSCO, le CICR, ainsi que plusieurs autres ONG se sont rendus sur les lieux afin de présenter l’aide nécessaire aux sinistrés et combler les besoins humanitaires assez importants dans la région après l’éruption de ce volcan en RDC.

Idriss El Alaoui Talibi
Idriss El Alaoui Talibi
Jeune étudiant en relations internationales à la FGSES-UM6P, et assoiffé de littérature depuis tout petit, avoir l’occasion de combiner mes deux centres d’intérêt est pour moi une chance inouïe.

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