Après le Yuan numérique, une ouverture pour le dollar numérique ?

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Après le Yuan numérique, une ouverture pour le dollar numérique ?

dollar numérique

Face à la montée en puissance des crypto-monnaies non réglementées, nombreuses sont les grandes banques centrales qui voient de plus en plus de transactions leur échapper et qui spéculent la possibilité de lancer leurs propres monnaies numériques, la Chine en est le premier exemple ; vu que le gouvernement chinois s’est penché sur l’idée, en devenant la première grande puissance économique mondiale à dévoiler un crypto monnaie en Mars 2021. Serait-ce le bon moment pour voir émerger un dollar numérique ?

Les banques centrales se sont, donc inspirées, de la technologie sur laquelle repose la crypto-monnaie bitcoin,  qui est la « blockchain », ou encore « chaîne de blocs », qui permet de crypter, répertorier et sécuriser les transactions.

Cette décision vient principalement, après le déclin des paiements en espèces qui a eu place, accéléré par la pandémie de Covid-19, et qui les a convaincues de se tenir sérieusement à la page sur le sujet.

Tout comme l’essor qu’ont connu le bitcoin et ses petits frères (Ether, Ripple, Litecoin…), ainsi que la multiplication des projets d’e-monnaies privées, celle de Facebook par exemple (le Diem).

Un nombre grandissant d’entre nous a déjà pris pour habitude de « dématérialiser » notre argent, fonctionnant plus souvent avec une carte plastique émise par une banque, ou même avec des systèmes comme Google Pay et Apple Pay, qui n’utilisent que la puce NFC de nos téléphones.

« Nous avons suivi de près les innovations technologiques qui transforment actuellement le monde des paiements, de la finance et de la banque, et nous nous y sommes adaptés », soutient

le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell.

Ceci dit, la mise en circulation d’un dollar américain, occupe aujourd’hui le devant de la scène.

Depuis que le président de la Réserve fédérale des États-Unis, soit la Banque centrale américaine, ait annoncé, dans un communiqué, que la FED étudie un projet de création de Miscellaneous non-banking company (MNBC), afin d’améliorer l’efficacité et le dynamisme du système de paiements nationaux américains, permettant, par la même occasion, l’ouverture et la promotion des innovations technologiques.

La banque centrale des États-Unis estime qu’elle doit s’assurer de bien structurer le projet, pour qu’il soit aussi efficace que sécuritaire, du moment que le dollar américain est la devise mondiale de réserve.

L’élaboration de ce dollar numérique américain, peut s’avérer être bénéfique à l’économie américaine, mais elle nécessite une étude complète des opportunités à pourvoir, ainsi que les risques qu’il pourrait instaurer ; ce qui prendrait assez de temps. Jerome Powell a d’ailleurs avancé que pour l’heure, la Fed évaluait cette possibilité. « Nous pensons qu’il est de notre devoir de comprendre. Comment cela fonctionnerait-il? Quelles en seraient les caractéristiques ? ».

La secrétaire à la Trésorerie, Janet Yellen, explique l’intérêt du projet de MBNC par le fait que « trop d’américains n’ont toujours pas accès à des systèmes de paiements simples, ou de compte en banque. C’est quelque chose qu’un dollar digital, émis par la banque centrale, pourrait aider à régler ». Elle évoque notamment la nécessité pour la banque centrale de bien évaluer les problématiques associés, surtout vu la pandémie de Covid-19 qui continue à présenter un risque, tout en insistant sur l’importance de la protection des consommateurs.

Le premier changement qui pourrait avoir lieu est le bouleversement du fonctionnement du système financier. C’est vrai qu’à première vue,  que les MNBC ne changeront pas grand-chose au quotidien des particuliers et des entreprises, puisque la majorité des paiements sont déjà dématérialisés, mais à vrai dire, la différence est flagrante puisque l’argent que nous tenons aujourd’hui sur nos comptes et livrets d’épargne est créé par les banques commerciales, par le jeu du crédit, alors que si jamais cette procédure a lieu, les MNBC , seraient l’équivalent des billets directement imprimés par les instituts monétaires. En outre, elles pourraient être détenues directement par ces derniers, sans passer par les banques. Et cela changerait beaucoup plus que l’on ne pense.

À vrai dire, les citoyens américains s’inquiètent un peu, par rapport au fait que tout ceci soit généré par le gouvernement. l’État aurait un contrôle quasi-complet sur le réseau sur lequel la devise opère ; posant un sérieux problème et une affaire alarmante de respect de la vie privée, de l’inclusion financière, ainsi que sur les questions de confidentialité et de sécurité des données, étant donné que la banque centrale suit chaque achat de l’utilisateur de près, d’où la nécessité de créer un dollar numérique.

Le Maroc, lui aussi, envisagerait de se doter de sa propre monnaie virtuelle, une spéculation installée depuis que Bank Al-Maghrib ait établi un cadre institutionnel, un comité consacré au sujet pour identifier les avantages et les risques qu’une monnaie virtuelle pourrait avoir sur le Maroc, qui devra être rendu au Wali de la banque centrale, qui va alors décider d’un plan pour la mise en place de la transition du dirham vers le e-dirham.

Ce qu’il reste à faire, et de déblayer le terrain, car la monnaie numérique, est, sans doute, la monnaie du futur.

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